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About this notice

Date :

  • 25/11/1900

Editor(s) :

  • Bellais G. Librairie
Organization
Association pour la recherche et l'archivage de la mémoire Arménienne
collection :
Collection des imprimés de l'ARAM
class :
Collection des imprimés en Français de l'ARAM
item :

Pro Armenia, 1900-1904

Level : Item  / Reference : FR_13

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Pro Armenia, 1900-1904

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300
Arlicle 22.
Les prévenus sont détenus dans les mai
sons d’ar1*êt et les condamnés dans les pri
sons. Cest aux valis, n1utessaril's et caïma
cams de veiller aux conditions liygiéniqnes.
Les procureurs geiiéraux sont tenus de leur
côté de faire des inspections à cet égard.
Les prisons ont en outre un personnel com
plet de fonctioiinziires et de domestiques
tels que directeur, secrétaires, gardieiis. On
pourrait faire des reeominzindations pour
qu’i1soit apporté par ces moyens plus de
soins à l’administration de l’Etat des mai
sons d’arrêt et des prisons à la garde des
quelles sont préposés des gendarmes et des
agents de police. Les tortures et les traite
ments vexatoires sont interdits de par la loi
qui prescrit les pénalités les plus rigoureu
ses à l’égard des contrevenants.
C`est grâce à l`application vigilante
de la loi hamidienne que sur les douze
prisonniers de Van liuit moururent et
quatre tomberent aussitôt malades
Le jour de l’Ascension, le peuple de
Rome porta des couronnes de roses et
d`irissurlatombe de Giacomo d’Angelo,
tué par lrs gardiens de Regina Coeli,
prison modèle, et les orateurs du théâ
tre Adriano, par cette atrocité indivi
duelle, évdquèrent la grande horreur
des tueries hamidiennes.
Qui donc vengera les martyrs ano
nymes des geôles turques? Qui songe
même a empêcher que de semblables
meurtres sly produisent quotidienne
ment ‘? Les ministres européens, avertis
cependant, laissent Feire. Ils ne se pre
tent pas à recommencer l’enquête ter
rible des consuls anglais de 1891 à
1896, de crainte que leur sensibilité trop
délicate n`en soit attristée.
11 faudra bien cependant qu’un jour
notre voix soit entendue, quand il y
aura eu, hélas! trop de sang versé et
trop de victimes sacriliées. Et les
memes hommes qui tolèrent l’assassin
couronné osent s`indigner quand, las
de souffrir, les désespérés ramassent
l’arine des bourreaux et en usent pour
se défendre.
Pierre QUii,LAnn.
Lian :
L’ E U RO PEE N
Courrier International Hebdornadaire
POLITIQUE, DI!©I'I` INTERNATIONAL
QUESTIONS SOCIALES, LITTEI€A'I`UIII5S, ART.
Direction: Ch. SEIGNOBOS (Paris)
Rédacteur en che! 4 ,\.·I·`i¢ni>1xAN1> IIEROLD.
24, rue Dauphine, PARIS (vf)
Articles de MM. Fi·édéi·ic llassx'. l·`i·aiicis de Pinëssrzxsià
John.—M. Roisi;n'i*soN. l1¤·1\1, liimxisxnrziio. A. Aurnnn
É‘lÉÈ?É`É`'’iÉ*'‘ÃÈ`iâ
Ã5îÈi·—îïÈ;iÉEî iÀÈlLZ-Éi.îîL.Èt·§ÈLaàiàîlij
PRO ARMEN1/X
LM C + i ‘ OMICE DE ROMF
Apres Paris, Bruxelles, Genève, Milan,
en même temps que Gênes, la ville de Rome
a protesté dans un comice grandiose contre
les crimes hamidiens en Arménie et en
Macédoine et contre l`inertie des puis
sances. Le Comité, constitué sous la prési
dence du professeur Sergi avait adressé au
peuple de Rome l’appel suivant :
Crroxnxs,
lfàme civiiiséc de toute l`Europe est emiic et avec
une vibrante, une intense attention, elle suit les graves
événements qui ont inondé et qui inondent de sang
l’Armenie et la Macédoine.
Le peuple de Rome ne peut pas deineurer silenrieiix
devant les rrimes commis pour le malheur de pays
qui ont droit à défeiidre l’honneur et la liberte. lîoine
qui vit les héroïques miracles de Garibaldi, ce cheva
lier de Yhuinanité, fera entendre liautement sa voix en
faveur d’une cause humaine.
Les nations se constituent. par Vhunianité. Le eitoycii
se lève et parle pour la cause de l’ho1nme. En Arménie,
en Macédoine, les massacres doivent cesser. On ne
doit pas tolérer le plus 1`éroec inoyensige ii l`aube du
vingtième siècle, quand la pensée court d’un bout à
l`autre du monde au moyen des ondes electriques. Nous
ue voulons pas la guerre ni que d’autre sang humain
soit versé. Mais tout Romain, tout Italien de sens et
de coeur, doit vouloir que l’on supprime la barbarie
ressuscitant.
De loyales et profondes réformes assureront la paix
et l’ordre fondés sur la justice. Que toujours Home
soit ou il v a des peuples opprimés.
49 Comité
M. Atrixra, comptable; P. Àngirxri, conseiller pro
vincial; F. Ansi, avocat; N. B.xn.xi.oxi, député au
Parlement; P. Bxnntzzi, T. Bnmximrmimi, indus
triel; G.—B. Bosnxni, étudiant; F. lîootzisaiuo, pu
bliciste; (Ã. C.xss©i.,x, publiristc; P, (jinnrzxri, député
au Parlement; E. Cicco·rri, député au Parlement;
A. (joi>.xc(:i Pisiixmmi, député au Parlement; C. Con
irixa, publiciste; G. Cantin, publiciste; F. Consi,
député au Parlement; H. DE (lizsnnn, député au Par
lement; A. DE Gcnanxtsris, p1·ofesseu1·; C. DEL Bistzo,
député au Parlement; E. Jxntri, directeur du (Inpitrm
l·'r·acassr1,· F. G.x'r'ronxo, député au Parlement; A.-F.
l*`oiiniGs1Ni, étudiant; l\[,xocioniNo Fniintaiais, député
au Parlement, professeur; E. FERRARI, conseiller
communal; li. Giovisoxoti, professeur; M. Lizzism,
comptable ; P. Mazzx, député au Parlement ; U. Mixzzo
Lnxi, publiciste; S. MANGA, publiciste; MEREU, colo
nel; L. Moxcixi, éditeur; G. M.xix·i`iNorr1, colonel;
E. Mosrnx, publiciste; R. Niasri, publieistc; G. Nonsa,
publicistc; F. Onnoxn, puhliciste; B. P.xxnoi.i··i, ex
député au Parlement; E. P.xN”r.xNo, député au Parle
ment; F. P,xoi.1.tno, avocat; J. lîisximccio, étuditiut;
M. Havisixi, publiciste; P. li1v.xixi·.x,publicist,c, séna
teur; O. Horx, directeur de la Tr·£I2tzna,· E. Ssccni,
député auPar1emcnt; (I. Signet, professeur; E. Souci,
député au Parlement; E. Sci.xM.xNxA, professeur;
F. Toronni, docteur; lt. Toxni, publiciste; F. Zoe
cxni, avocat.
Le peuple de Rome répondit magnilique
ment à l’appel du Comité. A lt) heures du
matin, le 21 mai, lc vaste théâtre Adriano,
comme le Chàteau—d’Eau, a Paris, et le
théâtre Fossati, a Milan était envahi par
UDC fOI1l€ MIIILCHSC Z SU1`13 SCORE SG tI`OU
vaient les représentants du Comité organi
sateur et les orateurs désignés; dans la
salle, les députés tlattorno et Maggiorino
Ferraris, Menotti Garibaldi et le pi·ince
Osdelcaschi. Le prot'esseur Srzeer prend la
présidence et prononce une breve allocu
tion.
Le Professeur Sergî
Honneur à \'\)l1+·, ritoyens, qui etes venus 1ll£lI1llit‘Sl,Cl‘
votre horreur et votre indigrnation envers les rrimcs
(`t)I1lI1]lS PHY tlll (llèll, b31`lÈ•ê11‘U et t§21Ll\'3!;`(’ (`OITIIIIC la Till`
quic contre des populations aux inipulsions grénéreuses,
aspirant, à la liberté.
Le temps est venu de réclanier la lil)tll‘2ll,l(\I1 de l’,»\r
niénie el de la Macédoine. Mais <·<‘t|i· délivrance ne
peut venir de celui qui persérute les Juifs et qui a
privé les Finlandais de leur liberté. (i»1pp/aizrliss<·
ments). Elle doit venir de nous qui avons ronquis au
prix de notre sang la liberté et l,lIl(ltl})t’I1(l2·tl](`C et qui
avons l’honnenr de u’avoir pas livré Michel (iotz à la
\`(‘Il§`(‘3l1(‘(‘ de la l.)`ï'âl1lIllt‘ 1`l1SS(‘. (14].1])/(1ll([tSS('lIH’Il[S
}II'()/0I7,f]('lS,' cris de .· A bas la Hnssie.)
Sans doute nous qui sommes réunis ici, nous
l1,2l\’OI1S})21S la l"()l'(,'f‘ (,l€S â11‘I11(‘S pO1,l1' ll11p0S(’l'1l0U'C
volonté, mais nous sommes le peuple qui déterniini:
quand il le veut avec terre les orientations nouvelles
des Lt`()ll\'t`l`ll(?111C11lS.
Le professeur Sergi présente ensuite
le Dr Loris Mclikott qui parcourt l`Eur©pe
en cherchant des appuis pour la cause de
son peuple (Applaizclissenzenls) etAnatole
France. (NOLwcau;12 npplaudissenzenlsj.
Cris de Vive la France .’
Les Adhésions
Le secrétaire Ravisini lit alors les adhé
sions; dans 1e grand nombre il commu
nique les plus importantes :
Association féminine nationale, présidée
par la comtesse Spaletti Rasponi ;
Le Comité central du parti républicain
italien avec lît) sections ;
Conseil directeur de l`AssociationPc1l1·ia
pour Trieste et Trente. ttfris de .‘ Vive
Trente et Trieste E);
Section du parti républicain de Trieste;
Chambre du travail de Rome ;
Union socialiste Romaine;
Association des Universités populaires ;
Comite central de la Fédération alba
naise.
Le DF Loris Nlelîkoff
prend alors la parole en francais. ll rap
pelle le mot de Gladstone si M. d`l§st0ur
nelles de Constans: « Servir l’Arménic,
c’est servir l’EuropeI >> La solidarité euro
péenne qui se manifesterait pour sauver
l’Arménic se maintiendrait pour l`oeuvre
de paix générale; ébauchée à La Haye.
Mais il n’y a pas de paix possible au sens
vrai du mot tant que se continuent des
atrocités et des massacres, comme ceux
que dénonçait encore Pro Azwzenia dans
son nun.éro du 15 mai. ll faut donc impo
ser d’abord au Sultan l`exécution du traité
de Berlin et du Mémorandum de mai 1895.
Ijltalie, en plein développement écono
mique et intellectuel, « pays classique du
droit et de la liberté » s`intéresse puissam
ment ài la cause arménienne ct partout
l`orateur a trou vé un accueil amical et des
appuis ellicaces ; il remercie tout particu
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