Language :

About this notice

Date :

  • 1915

Editor(s) :

  • Adolphe Jourdan
Organization
Médiathèque de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme (MMSH) & Institut de Recherches et d'Etudes sur le Monde Arabe et Musulman (IREMAM)
collection :
Collections déposées à la Médiathèque de la...
class :
Fonds des imprimés de l'IREMAM
fonds :
Livres sur le droit musulman
item :
Les statuts gouvernementaux ou règles de droit public et administratif

Author : Mawerdi, Aboul-Hasan Ali [author]

Level : Item  / Reference : FR_MMSH_MDQ_DRMUS_MG_006

FR_MMSH_MDQ_DRMUS_MG_ 006_0494.JPG - Les statuts gouvernementaux ou règles de droit public et administratif

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M AWERDI
chez lui on s’en remet ài sa bonne foi sans l’astreindre à y pro
céder publiquement. S’il ne se rétracte pas et n’accepte pas de
faire la prière, il est, pour l’avoir négligée, mis à mort suryle
champ, d’après les uns, et au bout de trois jours, d’après les
autres. C’est par le sabre et la main du bourreau qu’il périt;
cependant, d’après Aboû`l—‘Abbâs ben Soreydj (ll, c’est le bâton
qui est employé contre lui jusqu’â ce que mort s’ensuive ; il
renonce a l`emploi du sabre expéditif (2) et recule l'issue fatale
pour donner au patient le temps de se repentir.
Sur le caractère obligatoire de la peine capitale infligée à
celui qui s’abstient de dire satisfactoirement les prières man
quées, les (jhâfe‘ites sont en désaccord: les uns disent que la
situation est la même que pour les prières a moments fixés, et
les autres, qu’il n’y a pas â infliger la mort, parce que les
prières manquées ne cessent pas de rester à la charge du fidèle.
Les dernières prières sont dites sur celui qui a été ainsi
exécuté et l’inhumation a lieu dans le cimetière des musulmans,
car il est toujours compté parmi eux, et ses biens sont dévolus
à ses héritiers ;
I2) Celui qui ne respecte pas le jeûne n’encourt pas, de l’aveu
unanime des juristes, la peine de mort : il est seulement empê
ché de manger et de boire pendant toute la durée du mois de
ramadân, et un châtiment discrétionnaire lui est infligé à titre
de correction. S’il accepte de jeûner, on le laisse tranquille et
on s’en remet à sa bonne foi ; s`il est surpris a manger, c`est un
châtiment discrétionnaire qui lui est infligé, et non la peine de
mort ;
0) Le non—versement de la zelcâl n’entraîne pas la mort ; elle
est prélevée (3) de force sur ses biens, et il recoit un châtiment
discrétionnaire s’il la tient cachée sans motif plausible. Quand
son opposition en rend le prélèvement impossible, on recourt
ala force des armes, la violence dût-elle provoquer sa mort,
(1) C’est ainsi quil faut orthographier le nom de ce juriste, voir p. 111.
(2) A lit ‘_5.··;..j..Ll ; cette expression a été employée ci—dessus, p. 111, 1.*7.
(3) Lisez &~..$.â.Sa avec A.
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