Language :

About this notice

Date :

  • 1915

Editor(s) :

  • Adolphe Jourdan
Organization
Médiathèque de la Maison Méditerranéenne des Sciences de l'Homme (MMSH) & Institut de Recherches et d'Etudes sur le Monde Arabe et Musulman (IREMAM)
collection :
Collections déposées à la Médiathèque de la...
class :
Fonds des imprimés de l'IREMAM
fonds :
Livres sur le droit musulman
item :
Les statuts gouvernementaux ou règles de droit public et administratif

Author : Mawerdi, Aboul-Hasan Ali [author]

Level : Item  / Reference : FR_MMSH_MDQ_DRMUS_MG_006

FR_MMSH_MDQ_DRMUS_MG_ 006_0493.JPG - Les statuts gouvernementaux ou règles de droit public et administratif

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la peine écrite et le châtiment discrétionnaire. La peine écrite
elle—même est de deux natures, l’une relative aux droits de
Dieu, et l’autre relative aux droits des humains.
Celle qui a trait aux droits de Dieu se subdivise à son tour,
l’une s’appliquant a l'omission d’un devoir d`origine divine,
et l’autre a l’exécution d’un acte défendu.
I. Omission : 11) Quand quelqu’un (î) a omis la prière d’obli—
gation divine dans la période où elle doit être dite, on lui
demande la raison de cette omission ; s’il répond que c’est
ar oubli, il reçoit l’ordre de la dire satisfactoirement au
moment où on la lui rappelle et sans attendre l’arrivée de la
période correspondante d’un autre jour. En effet, le Prophète
a dit: « Celui qui omet une prière parce qu`il dort ou qu’il
l’oublie doit la dire quand il se le rappelle, et c’est la son
moment ; il n’est tenu a aucune expiation autre que celle
la » (2). L’omission étant provoquée par la maladie, le fidèle
dit la prière comme il peut, assis ou couché sur le flanc. Allah
a dit en effet : « Allah n’impose a une ame que ce qu’elle peut
accomplir » (3) (Koran, 11, 286). Si l’auteur de l’omission nie le
caractère obligatoire de la priere, il est incrédule, traité comme
un renégat et puni de mort s’il ne vient pas à résipiscence.
S’il l’omet, tout en reconnaissant son caractère obligatoire,
comme trop pénible, les juristes sont en désaccord: d’après
Aboû Hanîfa, il faut le battre au moment où chaque prière
doit se dire, mais non le mettre à mort; d’après Ahmed ben
Hanbel et quelques partisans du hadîth, sa négligence le rend
incrédule et son apostasie lui vaut la mort; [380] d’après
Châfe‘i, sa négligence ne le rend pas incrédule, la mort ne lui
est pas infligée a titre de peine écrite, il n’est pas apostat et
n’encourt la mort qu’après sommation de venir a résipiscence ;
s`il se repent et accepte de faire la prière, on le laisse tranquille
en lui donnant l’ordre de la faire, et s’il promet de la faire
(1) Lisez avec A ,5,L}l..è
(2) Voir un hadith analogue dans Bokhari (trad. fr., 1, 205).
(3) Bifïez La,) qui, dans le Koran, commence une autre proposition, et qui
dailleurs ne figure ni dans A ni dans B.
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